Un partenariat de longue date avec PSA

Publié par PoleEmploiLorraine le 16/09/2014 dans

Le partenariat entre PSA et Pôle emploi a commencé en 2000 avec l’opération DEFI (Des femmes dans l'industrie) qui avait pour objectif d’ouvrir les métiers de l’industrie aux femmes. Depuis 2009, l’entreprise basée à Metz et à Trémery fait appel régulièrement aux services de Pôle emploi pour recruter des contrats de professionnalisation.
« Lorsque nous avons besoin de nouveaux contrats de professionnalisation, nous commençons par donner un cahier des charges à Pôle emploi », explique Édith Lallement, responsable recrutement chez PSA. C’est à ce moment qu’entre en jeu l’équipe industrie intérim de l’agence Metz Sébastopol. « Lorsque PSA a un besoin, nous passons une offre d’emploi. Nous informons également les agences Pôle emploi du secteur, via l'affichage et une information directe avec les conseillers », indique Laurent Werdenberg, responsable de cette équipe. « Pôle emploi opère pour nous la présélection qui nous décharge d’une partie du processus de recrutement, apprécie Édith Lallement. L’agence fait ensuite passer des tests aux candidats par le biais de la méthode de recrutement par simulation (MRS). Cela sécurise le recrutement. » Cette méthode, la MRS, teste les habiletés du candidat afin de voir s'il convient au poste proposé. « La MRS n'est pas adaptée aux métiers qui demandent de la connaissance et de la technique nécessitant la détention d'un diplôme précis. Dans un premier temps, nous étudions le poste en entreprise et nous repérons les capacités nécessaires pour occuper ce poste, souligne Laurent Werdenberg. Pour un agent de montage, sur le site de PSA Trémery, trois habiletés sont requises : savoir travailler sous la contrainte de la cadence ; travailler dans le respect des normes qualité et ce tout au long de la journée ; et savoir travailler en équipe. Nous faisons ensuite passer ce test aux salariés de l’entreprise, ce qui nous permet d’établir une note. Au-dessus de cette note, nous recrutons. En dessous, nous ne prenons pas la personne qui s’est présentée. »
Après cette première étape, Pôle emploi fait passer des entretiens de motivation, en présence d’un conseiller et d’un psychologue du travail. L’occasion de vérifier si les personnes ont une bonne représentation du métier. « Nous regardons également si les candidats ont un projet professionnel à la suite de ce contrat, une fois obtenu la certification, précise le responsable équipe industrie-intérim de l’agence Pôle emploi de Metz Sébastopol. Un contrat de professionnalisation demande davantage de travail qu’un contrat ordinaire, car il faut passer la Certification de qualification professionnel de la métallurgie (CQPM) à la fin. »
Le but des contrats de professionnalisation est de préparer à la CQPM. Ce n’est pas un diplôme de l’Éducation nationale, mais il est reconnu par la branche de la métallurgie. « Notre objectif est de former des gens sans expérience dans l’industrie ou dont l’expérience n’est pas reconnue par un diplôme ou certificat », assure Laurent Werdenberg. Pour PSA, ces personnes, qui sont passées par le contrat de professionnalisation, constituent un vivier de recrutement. « C’est une main-d’œuvre de qualité qui s’est intégrée dans l’équipe, observe la responsable du recrutement chez PSA. En 2010, nous avons embauché parmi nos contrats de professionnalisations. Pour le moment ce n’est pas possible. »
Cette collaboration entre PSA et Pôle emploi satisfait les deux parties. « C’est un partenariat gagnant-gagnant, considère Édith Lallement. J’ai déjà recommandé à d’autres entreprises de travailler avec Pôle emploi pour le recrutement. » Du côté de Pôle emploi, Laurent Werdenberg se déclare « fier de montrer que nous sommes capables de satisfaire une entreprise leader. C’est valorisant pour nous. Nous avons une vision complète, du début à la fin du processus de recrutement. Et ça, c’est vraiment intéressant. »