Des intentions d’embauche en hausse

Publié par PoleEmploiLorraine le 16/05/2014 dans

Enquête BMO 2014
Les intentions d’embauche sont en hausse, à la fois au plan régional et au plan national. Preuve que, même si la crise n’est pas finie, une amélioration certaine s’annonce. D'ailleurs, d’autres indicateurs l'attestent : en avril 2014, l’indicateur synthétique du climat des affaires – plus il est haut, plus les industriels considèrent favorablement la conjoncture –  s’affiche à 94 (Insee). Juste un peu en deçà de sa moyenne de longue période, qui s’établit à 100.
Premières victimes de la crise, les intérimaires voient leur nombre repartir à la hausse !
Fin janvier 2014, ce dernier s’établit à 608 000, soit 7,7 % de plus qu’à la fin du mois de janvier 2013 (source Pôle emploi). Cette évolution positive est aussi très nette dans l’enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) 2014 en Lorraine. Cette année, les projets de recrutement s’élèvent à 44 282 (dont 28,4 % présentent un caractère saisonnier). 18 % des établissements lorrains envisagent au moins une embauche. Les secteurs recensant le plus de projets de recrutement sont la santé et l'action sociale (14,7 %), le commerce - réparation d’automobiles et de motocycles (12 %) et l’industrie manufacturière (11,5 %). Plus de trois projets sur quatre se concentrent dans le secteur tertiaire.
« Avec le niveau très élevé du chômage, les difficultés de recrutement ont tendance
à reculer », précise Jérôme Fornalczyk, responsable du service Études & statistiques de Pôle emploi Lorraine. « La part des projets jugés difficiles par les employeurs est de 33,3 % : elle est en baisse pour la seconde année consécutive. » Dans certains secteurs, les difficultés de recrutement restent toutefois relativement aiguës. Notamment dans la maintenance (48,7 %), le bâtiment-travaux publics (46,2 %), l’hôtellerie-restauration alimentation (44,8 %) et la santé, action sociale, culturelle et sportive (32,3 %).
Recueillir et analyser ces données chiffrées permet à Pôle emploi un meilleur ajustement des formations au plus près des besoins et confirme son souci d’une offre de services adaptée à la taille de l’entreprise. Souvent, ce sont les petites entreprises qui se trouvent davantage confrontées aux difficultés de recrutement : 47,2 % de projets difficiles pour les entreprises de 1 à 4 salariés, 42,6 % pour les entreprises de moins de 20 salariés.
Grâce à l’enquête BMO, Pôle emploi, qui a déjà mis en pratique une offre de service discriminée, ajuste encore son tir. Ses formations présentent d’ailleurs un taux de reclassement très intéressant.