Attractivité : Nancy en tête

Publié par PoleEmploiLorraine le 06/11/2013 dans

Nancy PascalBodez/CRLorraine
Le directeur de l’Insee, Christian Toulet, a présenté le résultat d’une étude préparée avec le Conseil économique, social et environnemental de Lorraine (Cesel) sur l’attractivité économique de la Lorraine. Trois profils de territoires se sont dégagés, en fonction de leur capacité à attirer des emplois, des habitants ou des touristes. Les zones d’emploi du sud et du nord apparaissent complémentaires, avec une attractivité résidentielle ou touristique, voire les deux.
Toutes les zones d’emploi en Lorraine ne jouissent pas de la même attractivité. C’est ce qui ressort de cette enquête menée conjointement par l’Insee et le Cesel et qui place la « métropole » nancéienne comme le seul pôle productif, entraînant avec lui les zones de Lunéville et de Commercy aux profils atypiques. La première attire peu d’activités économiques (emploi et entreprises), mais beaucoup de travailleurs et retraités (attractivité résidentielle). Pour la seconde, l’installation de Safran et la présence du laboratoire de Bure devraient encore accentuer cet intérêt.
Cette absence de réelle métropole sur le territoire lorrain, ou d’un bord de mer, les deux critères étant primordiaux aujourd’hui en termes d’attractivité, laisse la Lorraine avec huit zones d’emploi sur quinze qui apparaissent peu attractives. Celle-ci n’est toutefois pas absente, et là où le travail frontalier fait la part belle aux villes et bassins que sont Metz, Thionville, Longwy et la Lorraine du Nord, le Massif des Vosges et la « green valley » spinalienne attirent touristes et retraités. Remiremont ayant la particularité d’être à la fois zone d’attractivité résidentielle et touristique.
Les travaux menés par l’Insee tendent à montrer que « d’une manière générale, la faible capacité de la Lorraine à attirer les actifs qualifiés pour occuper un emploi est due principalement à la faiblesse du nombre d’emplois à haut niveau de qualification ». Ainsi, la Lorraine doit encore puiser dans les ressources de ses zones d’emploi pour en faire jaillir l’attractivité nécessaire à son développement économique, au maintien des cerveaux formés, et aussi pour donner envie aux « extérieurs » à la région de s’y installer, créer leur entreprise et des emplois. Le challenge est de réussir à insuffler le dynamisme d’une métropole, à l’image d’une ville comme Lille, a priori moins attractive qu’une ville balnéaire mais qui jouit aujourd’hui d’une image positive.

 
Crédit photo Pascal Bodez / Conseil régional de Lorraine